Analyse rhétorique d’un post Linkedin sur ? (sujet non défini clairement)

 

En bleu, ci-après, le texte posté par quelqu’un, que je ne connais pas, sur linkedin. En noir, le mien.

« Et si vos échecs n’avaient rien à voir avec votre intelligence… mais avec la façon dont votre cerveau traite l’information ?

Chaque énigme que vous ratez ne prouve pas que vous êtes « nul »… elle révèle comment vous pensez, ce que vous ne voyez pas, et même les pièges
que vos croyances tendent à votre raisonnement.
La vraie question n’est pas : êtes-vous capable de résoudre ?
C’est : savez-vous comment votre cerveau résout ? »

Dans le champ des neurosciences appliquées au comportement, les tests et les énigmes ne sont pas

Ils agissent comme des révélateurs invisibles, capables de mettre à jour notre système de pensée, nos croyances implicites, nos biais perceptifs et nos automatismes de raisonnement. Chaque réaction, chaque cheminement mental emprunté face à un problème, dévoile la carte intime de nos processus cérébraux.

En plaçant un individu devant une énigme, on observe bien plus que sa capacité à “trouver la bonne réponse”. On assiste à la mise en scène de ses stratégies mentales : certains activent avant tout leur mémoire auditive, rejouant mentalement les données ; d’autres s’appuient sur la visualisation, construisant des schémas mentaux ; d’autres encore ont besoin de manipuler concrètement, de tracer, de dessiner, de toucher, pour donner forme à la solution. Ces différences ne relèvent pas du style ou de la préférence : elles reflètent la manière dont chaque cerveau traite, hiérarchise et encode l’information.

Comprendre ce mode opératoire est crucial. Car si l’on sait comment une personne capte, filtre et organise la réalité, on peut ajuster les outils pédagogiques, adapter le langage, et choisir les supports les plus congruents avec sa neuro-dominance sensorielle.

Un profil visuel progressera plus vite avec des diagrammes et des représentations graphiques ; un profil auditif assimilera davantage via l’explication orale, la narration ou la rythmique verbale ; un profil kinesthésique intégrera durablement par l’action, la manipulation, le corps en mouvement.

Ainsi, l’énigme devient une porte d’entrée stratégique.

Elle ne sert pas seulement à tester un niveau intellectuel : elle cartographie un style cognitif et permet de bâtir, sur cette base, un apprentissage sur mesure.

Et c’est là toute la puissance de l’approche neuroscientifique du jeu de réflexion : transformer un moment ludique en diagnostic comportemental, et un diagnostic en un plan d’action optimisé. »

————————–

Analyse du contenu de ce post  Linkedin

Je reprécise que j’ai reçu ce post dans mon fil d’actualité et que je ne connais pas du tout la personne. Tout ce qui est écrit en gras est de ma main. Je vous propose de décortiquer le contenu phrase après phrase !

Et si vos échecs n’avaient rien à voir avec votre intelligence… mais avec la façon dont votre cerveau traite l’information ?

Accroche avec une phrase à la forme négative. 
Le cerveau n’aime pas les doubles négations du français (ne… rien)
La phrase d’intro est une simple question, rien de vraiment accrocheur.

Chaque énigme que vous ratez ne prouve pas que vous êtes « nul »…

Ratez, nul, ne pas : les mots sont dans le registre négatif
Vous faites supposer au lecteur qu’il se croit nul.

Pathos ?

elle révèle comment vous pensez, ce que vous ne voyez pas,

Et pourquoi pas ce que vous voyez ? Car il y a toujours le verre à moitié vide et le verre à moitié plein.

et même les pièges
Mot négatif

que vos croyances tendent à votre raisonnement.
La vraie question n’est pas
Négation

: êtes-vous capable de résoudre ?
C’est : savez-vous comment votre cerveau résout ? »

Enfin on va arriver, semble-t-il, au sujet de l’article ?

Dans le champ des neurosciences appliquées au comportement, les tests et les énigmes ne sont pas
Négations
des jeux d’esprit anecdotiques : ce sont des instruments d’exploration fine de notre architecture cognitive.
-Pas tous et pas tant que cela à mon avis.-
Il faudrait supprimer la première partie de la phrase qui est de forme négative puisque vous arrivez maintenant dans votre argumentaire.

Ils agissent comme des révélateurs invisibles, capables de mettre à jour notre système de pensée, nos croyances implicites, nos biais perceptifs et nos automatismes de raisonnement. Chaque réaction, chaque cheminement mental emprunté face à un problème, dévoile la carte intime de nos processus cérébraux.
Alors là, vous y allez carrément ! Que des affirmations avec des adjectifs subitement !
Voulez-vous convaincre sur les tests, les énigmes ou les problèmes (encore mot négatif) ou encore sur les neurosciences (un bien grand thème) ?

En plaçant un individu devant une énigme, on observe bien plus que sa capacité à “trouver la bonne réponse”. On assiste à la mise en scène de ses stratégies mentales :
Dommage d’utiliser le ON, vague, pas assez affirmatif.

certains activent avant tout leur mémoire auditive, rejouant mentalement les données ; d’autres s’appuient sur la visualisation, construisant des schémas mentaux ; d’autres encore ont besoin de manipuler concrètement, de tracer, de dessiner, de toucher, pour donner forme à la solution. Ces différences ne relèvent pas du style ou de la préférence : elles reflètent la manière dont chaque cerveau traite, hiérarchise et encode l’information.

-Je pense que le test est utile mais ne suffit pas. Il faut un entretien explicite pour vraiment comprendre le raisonnement de la personne. Durant un test, la personne peut ne pas cocher, ne pas comprendre la question écrite, avoir du mal à lire, à écrire, regarder son téléphone, etc. Sans contact humain et double contrôle de chaque information, on n’est sûrs de rien.-

Sinon du point de vue argumentatif de votre discours, vous basculez subitement dans des affirmations très fortes avec du vocabulaire. Alors que vous étiez dans du négatif appuyé y compris dans les tournures de phrases et que vous avez mis votre lecteur dans une situation inférieure mentalement.

Comprendre ce mode opératoire est crucial. Car si l’on sait comment une personne capte, filtre et organise la réalité, on peut ajuster les outils pédagogiques, adapter le langage, et choisir les supports les plus congruents avec sa neuro-dominance sensorielle.
Encore le ON utilisé 2 fois dans la phrase.

Un profil visuel progressera plus vite avec des diagrammes et des représentations graphiques ; un profil auditif assimilera davantage via l’explication orale, la narration ou la rythmique verbale ; un profil kinesthésique intégrera durablement par l’action, la manipulation, le corps en mouvement.
Vous utilisez des exemples comme outils rhétoriques, mais ils sont bien timides par rapport aux figures de style nombreuses disponibles dans la langue française.

Ainsi, l’énigme devient une porte d’entrée stratégique.
Est-ce le coeur de votre message finalement ? Si oui, il arrive trop tard dans l’argumentaire.

Elle ne sert pas seulement à tester un niveau intellectuel : elle cartographie un style cognitif et permet de bâtir, sur cette base, un apprentissage sur mesure.
-du point de vue pédagogique, les énigmes sont intéressantes (idem c’est un outil parmi bien d’autres) mais ne suffisent pas à permettre à l’individu d’apprendre.-

Et c’est là toute la puissance de l’approche neuroscientifique du jeu de réflexion : transformer un moment ludique en diagnostic comportemental, et un diagnostic en un plan d’action optimisé.

Conclusion étonnante car on découvre que c’est d’approche neuroscientifique du jeu de réflexion dont il était question.

De façon générale, je dirais que post, vous n’utilisez pas d’outil rhétorique, vous n’avez pas défini d’objet précis et votre discours ne convainc donc pas. D’ailleurs, les gens passent le test (appel à leur ego) et c’est tout.

PS :  voici l’illustration qui figurait avec le post :

PS2 : je ne porte aucun jugement, ayant moi-même écrit -et continuant à écrire- sans forcément me poser les bonnes questions et utiliser les bons outils !

Analyse rhétorique d’un post Linkedin (salaire des enseignants)

Dans le cadre de mon entrainement au décodage rhétorique, j’analyse des articles publiés sur linkedin. Voici celui du jour (en gris l’original de l’argumentaire, en gras, mes commentaires et remarques). Il s’est présenté spontanément (comme beaucoup d’autres hélas) dans mon fil et je ne connais pas la personne, auteure de cet article :

Aujourd’hui, un prof débutant gagne à peine plus qu’un job au McDo.

En 1980, un professeur débutant gagnait 2,3 fois le SMIC.
Aujourd’hui ? 1,2 fois.

Et on ose trouver ça “normal”.

Oui, tu as bien lu.
Une profession qui forme toutes les autres.
Qui façonne l’avenir de nos enfants.
Qui demande un niveau d’études élevé, des compétences pédagogiques, humaines, organisationnelles…
Payée à peine plus qu’un job au fast-food.

Pourquoi ?
Parce qu’en 1983, on a décidé que les salaires des enseignants ne suivraient plus l’inflation.
Les prix montent, les factures explosent…
Mais les salaires restent quasiment figés.
Les primes ajoutées ici ou là ne comblent pas le trou.
Résultat : les enseignants s’appauvrissent.

📉 Selon l’OCDE (Regards sur l’éducation 2023) :
• Après 15 ans d’ancienneté, un prof français gagne presque deux fois moins qu’un prof allemand.
• Et il est dans le bas du classement européen… en début et en fin de carrière.

⏳ Et pourtant :
• Les enseignants français font partie de ceux qui donnent le plus d’heures de cours en Europe.
• 1 sur 2 travaille plus de 43 heures par semaine (préparations, corrections, réunions).

Mais on leur demande toujours plus.
Avec moins.
Moins de moyens.
Moins de reconnaissance.
Moins de perspectives.

Ce n’est pas juste un problème pour les enseignants.
C’est un problème pour toute la société.
Un pays qui sous-paye ses professeurs se tire une balle dans le pied.
Parce qu’un prof découragé, épuisé, mal payé… c’est un savoir et une énergie qu’on perd pour nos enfants.

Non, ce n’est pas normal.
Pas normal qu’une profession aussi cruciale soit traitée comme une variable d’ajustement budgétaire.
Pas normal que former les citoyens de demain vaille si peu.

Revaloriser les enseignants, ce n’est pas “leur faire plaisir”.
C’est investir dans l’avenir.
Et ça, on n’a pas le luxe de l’ignorer.

💡 Sources :
• OCDE, Regards sur l’éducation 2023
• Ministère de l’Éducation nationale, Repères et références statistiques 2023

Décortiquons ce post phrase par phrase.

Aujourd’hui, un prof débutant gagne à peine plus qu’un job au McDo.

Accroche forte : courte, avec un exemple d’entreprise où on peut travailler sans qualification et gagner autant qu’un enseignant.
Utilisation maladroite et clivante de « prof » d’un côté et « job » de l’autre (manque d’ETHOS). La comparaison n’est donc pas valable.

En 1980, un professeur débutant gagnait 2,3 fois le SMIC.
Aujourd’hui ? 1,2 fois.

Date
Chiffre
Utilisation de la multiplication = plus grande impression encore donnée au lecteur

Et on ose trouver ça “normal”.

Phrase courte
Mot de vocabulaire qui permet au lecteur de se sentir concerné en tant que personne « normale ».

Oui, tu as bien lu.
Subitement, elle utilise le tutoiement pour « Te » faire avancer d’un pas dans la confidence

Une profession qui forme toutes les autres.
Pathos : on te fait basculer dans l’émotion

Qui façonne l’avenir de nos enfants.
Du tutoiement on passe au NOUS.
Elle attire le lecteur et psychologiquement le fait entrer dans une pseudo communauté.
Les phrases s’accélèrent, elle n’ont plus de construction normale, pour mettre le lecteur dans l’urgence de la cause.

Qui demande un niveau d’études élevé, des compétences pédagogiques, humaines, organisationnelles…
Payée à peine plus qu’un job au fast-food.
Elle revient à l’argument de l’accroche avec dévalorisation du salaire des personnes qui travaillent dans un fast food (salaire qui est encadré par les lois et conventions collectives).
Cela fait faire une pause au lecteur dans ce qui vient d’être dit et renforce l’idée première. Il faut reprogrammer le cerveau de la personne à convaincre.

Pourquoi ?
Parce qu’en 1983, on a décidé que les salaires des enseignants ne suivraient plus l’inflation.
Date
Usage du ON très vague.

Les prix montent, les factures explosent…
On fait un saut dans le temps de 1983 à aujourd’hui, subitement ??
C’est rapide, le lecteur n’a pas le temps de savoir vraiment ce qui a été décidé dans le passé et ce que cela vient faire dans l’argumentaire ?

Mais les salaires restent quasiment figés.
Les primes ajoutées ici ou là ne comblent pas le trou.

Les mots sont vagues : quasiment, ici ou là. L’argumentaire s’appauvrit.
Car en fait le lecteur ne lit toujours pas l’objectif du post ?

Résultat : les enseignants s’appauvrissent.
Figure de style; ils ne s’appauvrissent pas, ils gagnent moins en % qu’un employé d’un job non qualifié.

📉 Selon l’OCDE (Regards sur l’éducation 2023) :
Appel à un professionnel extérieur référencé comme argument rhétorique.
Date

Après 15 ans d’ancienneté, un prof français gagne presque deux fois moins qu’un prof allemand.
Date
Comparaison (avec biais car elle compare deux pays non comparables)

Et il est dans le bas du classement européen…
Abus de langage, le salaire du prof est en bas du classement et non pas la personne elle-même.
en début et en fin de carrière.

⏳ Et pourtant :
• Les enseignants français font partie de ceux qui donnent le plus d’heures de cours en Europe.
1 sur 2 travaille plus de 43 heures par semaine (préparations, corrections, réunions).

On passe d’un mode avec des phrases entières très courtes à une présentation très dépouillée du point de vue grammatical.
Chiffres

Mais on leur demande toujours plus.
Qui est ce on ?

Avec moins.
Moins de moyens.
Moins de reconnaissance.
Moins de perspectives.
Anaphore (figure de style) où elle met un plus et une répétition du terme « moins » en début de pseudo phrase associée à la figure de style tricolon (3 exemples).

Ce n’est pas juste un problème pour les enseignants.
C’est un problème pour toute la société.
Répétition, le mot problème est répété pour marquer l’esprit du lecteur.

Un pays qui sous-paye ses professeurs se tire une balle dans le pied.
Figure de style, personnification et image.

Parce qu’un prof découragé, épuisé, mal payé… c’est un savoir et une énergie qu’on perd pour nos enfants.
Généralité
Phrase incorrecte « on perd pour nos enfants »

Non, ce n’est pas normal.
Pas normal qu’une profession aussi cruciale soit traitée comme une variable d’ajustement budgétaire.
Pas normal que former les citoyens de demain vaille si peu.
Figure de style avec anaphore
Utilisation du terme « pas normal », après avoir utilisé « normal » en début d’argumentaire, pour fixer l’idée d’une normalité (laquelle ?) dans la pensée du lecteur afin qu’il se sente encore concerné et poursuive la lecture.

Revaloriser les enseignants,
métonymie, c’est le métier qu’il faut revaloriser pas l’individu.

ce n’est pas “leur faire plaisir”.
C’est investir dans l’avenir.
Et ça, on n’a pas le luxe de l’ignorer.
Phrase maladroite car accumulation de deux négations et le cerveau s’y perd : ne pas + ne pas savoir (ignorer)

💡 Sources :
De quoi (des infos dans le texte, du schéma ?)

Voyons le schéma maintenant, qui est surtout la véritable ACCROCHE du post :

Que propose ce schéma :

Le titre est trompeur, le salaire d’un enseignant n’a pas baissé, c’est la différence entre ce salaire et le SMIC qui a baissé.

De façon appuyée et sommaire il nous montre une courbe descendante. 
En 2022, un prof gagne 1,2X le SMIC, ce qui ne correspond pas à ce que dit le titre de l’article, prenant exemple d’une entreprise américaine (biais) et non pas le SMIC.
En 1980, ce salaire était 2,2X le SMIC, ce qui explique cette courbe descendante.

Dans l’absolu, pourquoi le salaire d’un enseignant serait-il X fois plus important que le salaire de base dit SMIC ? 

 

En finir avec la tyrannie des émotions

Cela fait trop d’années qu’on nous rabat les oreilles avec les EMOTIONS.
Ce mot est galvaudé et il est cuisiné à toutes les sauces. Il est temps de dire STOP et ne pas manger de ce pain-là.

« Intelligence émotionnelle, biais émotionnel, charge émotionnelle, raisonnement émotionnel, etc. » STOP ou je me mets en COLERE !-)

Nous ne sommes pas en permanence sous le choc ou l’emprise des EMOTIONS, ce serait bien trop difficile à vivre pour les humains. Qui dit sensations, ne dit pas forcément EMOTIONS.

A qui profite le crime ? A beaucoup sauf à vous-même. Alors, oui vous êtes capable d’être joyeux ou triste et non, vous n’êtes pas en permanence soit en colère, soit dans le dégoût.

Cette notion a tout simplement été inventée par les psychologues, qui vivent de la diffusion de celle-ci.

La prochaine fois que vous entendez quelqu’un parler des EMOTIONS, essayez de décoder si c’est son gagne-pain, s’il a écrit des livres, s’il utilise cette « notion » pour vous convaincre, pour vous faire peur, pour vous plaindre, etc.

Les animaux et les plantes ont des émotions et ils n’en font pas tout un cirque comme les Humains.

La notion des EMOTIONS est un GROS PIEGE MARKETING dans lequel, il ne faut pas tomber. Cela risquerait de vous être fatal.

Soyons adultes, forts, sensés et ne nous laissons pas emmener dans les directions qui ne sont pas les nôtres.

Mon métier de coach du mental est de vous expliquer ceci afin de vous mettre en confiance sur qui vous êtes. Un humain, qui vibre, ressent des émotions mais ne se résume pas à celles-ci.

PS : Je recommande cette série américaine sur le thème des micro expressions :

 

De l’utilisation du cerveau

Je fais beaucoup de vélo, pour mes courses, pour mes loisirs et ma forme physique. J’ai choisi une région adaptée pour cela.

Hélas elle est très (trop) touristique et sans être négative, je voudrais témoigner du fait que les gens sont de moins en moins « sensés » et donc de plus en plus vulnérables et dangereux.

Hier, samedi, j’ai croisé des familles en vélo. Vous me direz que c’est super.
Oui, mais la plupart n’ont aucune expérience des chemins et ils arrivent en bande non organisée, avec carrioles, chiens, enfants et grands-parents. C’est tout juste s’ils ne trainent pas le frigo, par cette chaleur estivale !

Eh bien hier, je me suis retrouvée nez-à-nez avec des familles qui roulaient à gauche, alors qu’il y a une piste cyclable sur la droite de la chaussée ! Et je précise que ce n’était pas des Anglais.
J’ai croisé un monsieur portant une planche de surf à pied sur la piste uniquement cyclable ! Alors qu’il y a un trottoir pour piétons de l’autre côté de la route. Il a prétendu qu’il ne génait pas ! Quand les Français seront-ils disciplinés ?
J’ai vu des petits enfants, sans casque assis à califourchon sur la barre latérale du vélo conduit par un adulte !
J’ai été obligée de laisser passer des vélocistes qui prennent toute la piste avec leur carrioles de plus en plus larges et qui prennent des virages périlleux pour l’embarcation dans les descentes !

La discipline. Ce n’est pas une qualité française, mais c’est une qualité humaine et sportive. Sans règles, sans routines, sans respect et sans utiliser son cerveau on va dans le mur et on emmène les autres aussi, car nous sommes tous reliés.

Passez un bon été et montrez les bons comportements.

 

 

Où sont les coaches ?

Encore deux grands événements sportifs auxquels j’assiste (à distance) et pour lesquels je me pose la question suivante : Où sont les coaches ?

Le premier événement, c’est la défaite de l’américaine A. Anisimova qui perd 6-0 6-0 en finale du tournoi de Wimbledon.
Bon on se dit qu’elle est fatiguée, qu’elle n’avait pas le niveau de son adversaire (I.Swiatek), qu’elle n’a pas encore d’expérience, etc.

Mais quand vient le temps de prendre son prix et de parler au micro devant des millions de spectateurs et de téléspectateurs, c’est la 2e défaite : elle bafouille, elle pleure, elle remercie sa maman en se frottant les yeux….

Le travail du coach d’une athlète (plus qu’une sportive) de haut niveau, c’est de la préparer à tout ceci : la défaite cuisante, la prise de parole dans ce genre d’événement.
Bref, soit elle change de coach, soit ils se mettent enfin au travail !

Le 2è événement c’est l’attitude d’un tout aussi jeune athlète, un motard cette fois. Mais son attitude est grave car elle peut tuer un de ses concurrents !

Lors du Grand Prix de Moto GP moto 2 en Allemagne, le pilote D.Moreira tombe, il se relève et sans regarder derrière lui, il se remet au ralenti sur la piste où BING ! arrive le peloton !  Et l’un d’eux chute.

A quoi servent les équipes qui entourent ces athlètes et qui sont de plus en plus étoffées si elles oublient de leur dire qu’on ne retourne pas sur une piste à petite vitesse, ou si elles ne les préparent pas à prendre la parole dans un cas de blessure, d’abandon, de victoire ou de défaite ?

 

 

 

6-0, 6-0 !

Comment faire lorsqu’on a face à soi, un mur, un monstre, une force… ? Attention, je parle d’un contexte sportif, lors d’un match, d’une compétition ou d’un enjeu, quant à un résultat.

Suivant les situations, il y a plusieurs stratégies à adopter.
Et il y a plusieurs issues aussi. Car parfois, le monstre se tord la cheville, chute et vous remportez la victoire.

Qui n’a pas dans sa vie ou sa carrière sportive (professionnelle ou amateur) fait face à un déséquilibre flagrant ?  Personne.

C’est donc quelque chose de normal, pour laquelle on peut se préparer mentalement.

« Je dois me préparer à affronter un classement très au-dessus du mien, parce que j’ai bénéficié -ou pas-, d’abandons, de blessures de la part adverse ou j’ai eu un tirage favorable, ou il y a eu des absences.
Je dois aussi me préparer -mais c’est moins difficile en général-, à me retrouver face à des compétiteurs moins coriaces que moi, et donc me « balader » jusqu’en finale.

Revenons au fait que je sois menée 6-0 et 4-0.
C’est la panique ! Je flanche !
Dois-je crier, rire, abandonner ?
L’étiquette ne me le permet pas.
Perdre sèchement, c’est une hypothèse que j’ai travaillée avec mon coach mental.
Que faire dans ce genre de situation ?

Allez au bout, certes, mais que puis-je tenter ? Ou ne pas tenter ?

Ici, j’aurais tendance à me référer à un maître du coaching mental tennistique : François Ducasse. Pour ceux qui ne le connaissent pas, il a écrit des ouvrages de références, dont « Champion dans la tête » que je recommande fortement.

Hélas, François nous a quitté et c’est une grande perte professionnelle dans le coaching. Car il prévoit tous ces scenarii et propose même de jouer l’artiste dans ce genre de situation complexe, pour relâcher les énergies accumulées. Et pourquoi pas inverser la tendance en déstabilisant son adversaire.

Djoko, se fait masser, va aux toilettes, utilise le maximum de temps alloué par les règles. Son mental est fort mais pas forcément celui de son adversaire ! Wang sert à la cuillère, d’autres changent de place pour servir ou essaient une autre prise de raquette.

Quelle que soit l’issue, l’objectif est de garder confiance en soi. Et ce capital confiance est sans cesse utilisé, alors il faut l’approvisionner, et les coaches du mental sont là pour faire en sorte que le stock soit toujours au top niveau !

 

 

 

 

 

L’allégorie de la calèche

 


Dans quel état est votre carrosse ? Comment va votre cocher ? Quelle route votre voyageur a-t-il choisi ? Dans quel état émotionnel sont vos chevaux ?

La calèche avec ses roues et son habitacle représente le corps physique humain. C’est le plan physique.

Les chevaux (un noir et un blanc) représentent nos émotions, nos sentiments et nos perceptions humaines. C’est le plan émotionnel. 
Ils sont puissants, et complémentaires. Parfois ils s’opposent et cela devient dangereux pour la calèche, le cocher et le voyageur.
Le cocher est le conducteur de l’attelage. 
C’est le plan conscience ou l’intelligence. Le cocher a pour rôle de transmettre certaines informations au voyageur et en reçoit de ce dernier également, tout en menant les chevaux. Il apprend tout au long du parcours (vie), de façon empirique, grâce aux éléments extérieurs.
Le voyageur, représente l’âme, la sagesse acquise et l’intuition. C’est le plan spirituel. C’est le seul à décider d’un chemin ou d’une destination. Il communique avec le cocher par l’intermédiaire de l’intuition et de sa « petite voix ». Parfois, il s’endort durant le chemin. Et puis une secousse le réveil. Cela peut être les chevaux qui se cabrent, la roue qui heurte une pierre ou le cocher qui s’endort aussi et cela secoue le carrosse et réveille le voyageur. 
Les deux personnages ont besoin l’un de l’autre, et il vaut mieux que ce soit fluide entre eux.

Le voyageur peut décider de prendre toujours la même route, avec les mêmes écueils. 
Le cocher peut parfois avoir envie de fouetter les chevaux pour aller plus vite puisqu’il connait le chemin. Sans ordre, le cocher suit toujours le même chemin : celui droit devant lui.
Souvent, le cocher aime ses chevaux et les connait bien et sait quand ils ont besoin de répit. Il sait aussi qu’il faut s’arrêter pour réparer le carrosse endommagé par des ornières sur le chemin.

Les chevaux peuvent être fatigués, avoir froid, faim ou peur et ils réagissent et emmènent le carrosse subitement ou s’arrêtent.
Si le voyageur, le cocher et les chevaux se souviennent de mauvais parcours boueux par exemple, ils risqueront d’être hésitants. De même s’ils doivent empruntés les mêmes chemins caillouteux.

Parfois le carrosse est fait de bois dur, très résistant, parfois moins. Alors si les conditions de voyage sont très difficiles, il se rompt souvent.
Parfois le cocher a une volonté plus forte que celle du voyageur ou inversement. 
Votre conscience vous dicte de ne pas prendre le chemin proposé par votre intuition ou au contraire celle-ci vous détourne de l’objectif qui avait été décidé.

Cet ensemble représente votre personnalité.

Votre mental lui – cad l’intelligence, les émotions et les expériences- est formé de l’ensemble des êtres vivants de cette allégorie.

Pour que le voyage se passe bien, il faut aligner ces personnes et animaux dans l’attelage.

Dans quel état est votre carrosse ? Comment va votre cocher ? Quelle route votre voyageur a-t-il choisi ? Dans quel état émotionnel sont vos chevaux ?

Comment ne pas être dans la frustration permanente ?

Ce ne sont pas les autres qui provoquent les frustrations mais nous-mêmes.

Quand suis-je frustrée ? Quand j’ai loupé le métro sur le quai, quand j’ai oublié mon téléphone dans une poche de vêtement, quand je n’ai pas arrosé mon pied de tomates et qu’il est mort, quand je devais faire quelque chose d’important et que j’ai oublié, quand mes enfants ne m’ont pas obéi, etc.

Vous voyez que c’est vous qui déclenchez la frustration. Celle-ci n’existe pas de façon intrinsèque.

Alors comment se créer moins de frustrations ?

1) prendre conscience qu’on est en pleine frustration provoquée par nous-même.
Ecrivez la liste de tout ce qui semble vous frustrer ordinairement.

2) est-ce qu’on peut rapidement l’éliminer ? Sinon l’atténuer ? Sinon pourquoi ne pouvons-nous pas l’atténuer ?
On ne peut supprimer le bruit frustrant dans notre appartement du train qui passe, mais on peut s’acheter des écouteurs, on peut équiper ses fenêtres de triples vitrages et si vraiment ceci devient insupportable, il faut envisager de déménager car la frustration fait place à une gène.

3) comment éviter qu’elle ne se reproduise ?
La plupart des frustrations peuvent être adressées, donc disparaître. Encore une fois, c’est nous qui la créons dans notre mental. Alors à nous de la supprimer aussi.
On peut se parler et faire en sorte de progresser jour après jour.
Par exemple, je suis frustrée d’oublier de mettre mon déodorant le matin avant d’aller au travail. Je mets en place plusieurs déodorants (dans mon sac, ma voiture, dans l’entrée à côté des chaussures) et des affichettes pour me rappeler combien c’est important et combien je serai heureuse de ne pas être une fois de plus frustrée par cet oubli majeur !

4) peut-on anticiper sur certaines frustrations ? Oui, la plupart sont envisageables.
Il faut par exemple être dans le ralentissement, la conscience des actes et paroles, le moins dans toute choses. Achetez moins et vous aurez moins de pannes, de pertes ou de déceptions.

Organisation, anticipation, double checking, usez de petites habitudes qui vous ôtent des frustrations.

Pour ma part, j’évite d’acheter des machines, gadgets, robots, outils qu’il faut monter, charger, brancher, mettre à jour, etc.
J’évite le plastique, polluant et fragile. J’anticipe d’avoir moins de déchets à trier et porter.
Je ne vais pas au restaurant car je préfère ma cuisine, et je sais que je suis frustrée quand on me sert de la « mauvaise » cuisine.

Je ne m’inscris pas à des activités où je ne pourrai pas me rendre, je n’achète pas de livres que je ne lirai pas, etc.

Je ne participe pas à des groupes sociaux dans lequels je ne peux m’exprimer.

Bref, je cherche à me simplifier la vie et en la simplifiant, je diminue les frustrations, et je rends plus zen mon quotidien.

 

Un post sur le mindfulness d’une amie américaine

Accept and Take Action
Acceptance with non-judgment is a key aspect of mindfulness. It is not about submitting to whatever is happening to ourselves and others but about fully recognizing what is happening. In that space of complete acknowledgment, an appropriate response, gentle or forceful, can emerge.

Acceptance vs Taking Action is a false dichotomy. It is about Acceptance and Taking Action.

The Serenity Prayer (written by the American theologian Reinhold Niebuhr) offers guidance to the ones seeking peace in challenging situations (« God, grant me the serenity to accept the things I cannot change, courage to change the things I can, and wisdom to know the difference.”)

The following Equanimity Prayer guides us to stay present in the challenging moment, determine appropriate action in the calm presence, and have the courage to act on it, especially when it goes against comfort or societal expectations.

« May I have the presence of mind to accept that what is happening is actually happening, the wisdom to know what kind of action is needed, and the courage to follow this wisdom. »

« Appropriate » action in a particular situation could take any of the following:

Give in: go along not to make waves

Oppose: assert your point of view or insist on doing things your way

Negotiate: try to reason or convince others through discussion

Ignore: act as if it didn’t happen

Retreat: walk (or run) away

Explore: consider different perspectives with a non-confrontational attitude

Accepting could yield any of the above responses, not just the first one (give in).

Sari
Mindful Living 
Mindful-LifeCoaching.com
Sari@Mindful-LifeCoaching.com

Deux jeunes remportent un grand tournoi mondial

Ce week-end, nous en avons pris plein les yeux : deux jeunes de 21 et 22 ans ont remporté le tournoi de Roland Garros au tennis, catégorie joueur simple.

Eh oui, ils sont beaux, ils sont souples, ils sont concentrés, ils sont fair-play, ils sont travailleurs et ils gagnent.

A seulement une vingtaine d’années tout juste célébrée, ils deviennent des héros de leur sport, des millionnaires, des managers d’une équipe d’adultes à leur côté. Impressionnant tout ceci non ?

On serait décontenancés pour beaucoup moins. Et pourtant leur mental semble solide, à l’image de leurs réactions somme toute pas si extravagante que cela. En tous les cas, en public.

Voyons ce qu’ils ont d’autre en commun en dehors de leur profil athlétique incomparable au profil sportif moyen :

Coco Gauff et Carlos Alcaraz apparaissent avec parmi leur équipe de professionnels, leur famille. Oui, les parents, les frères, parfois les cousins. La famille prend de plus en plus de sièges au côté de ceux des coachs.
Parce que sans un soutien fort de sa famille, c’est beaucoup plus difficile. Un soutien fort et bien orienté, cad qui correspond au jeune et à ses capacités et désirs. J’ai lu des biographies dont ce n’était pas le cas : les parents forçaient ou empêchaient de. Ce n’est pas si courant finalement d’avoir un bon équilibre parental.

Autre point fort, le comportement. Savoir être résilient aux événements, cela s’apprend. Les blessures physiques, les erreurs de prises de substances non autorisées ou les réactions non appropriées à des événements ou à des comportements d’autres personnes, les sportifs de haut niveau (comme on dit) peuvent rapidement sombrer dans des boucles vicieuses.

Alors, merci à ses deux champions, et aussi à ceux qui n’ont pas gagné mais qui l’auraient aussi mérité (parmi leurs compétiteurs des tableaux).

Et bravo à tous les bénévoles comme les ramasseurs de balles -)